Les féminines au TTGP 1950 - témoignages : Michelle GUICHARD

Publié le 9 mars 2026 à 14:17

Je m'appelle Michelle GUICHARD, j'ai 72 ans et je suis la sœur de Jean-Pierre DELAGE. Nous habitions Pisany (quartier de Gond Pontouvre) où notre père, Robert DELAGE, était cafetier et détenteur d'une salle de ping-pong de 4 tables qui a fait la joie de notre enfance et qui fut le berceau du TTGP.

Avec mon frère Christian, 3 ans de moins que moi, nous avons pratiqué le ping-pong, en dilettante, pendant les vacances, les WE, et chaque fois que cela était possible, sans doute à partir de 1965. Nous étions déjà des passionnés. Nous allions parfois regarder les grands jouer. Dans cette salle en bois, noirci, rongé par le temps, au sol en lames de bois usées. A l'époque, il n'y avait à proprement parler, pas vraiment de créneaux pour les jeunes. Alors un entraîneur, non, nous n'en avions pas, seul M. Bertranet, le dirigeant, nous donnait quelques conseils et dans ces cas là, nous l'écoutions car il inspirait le respect. J'étais copine avec sa nièce (Evelyne) et je connaissais sa fille (Joelle), ce fut l'époque où j'ai mis le pied dans le club.

Les tournois filles ont commencé, nous recevions dans notre vieille salle quelques clubs voisins et nous faisions également des déplacements dans les clubs angoumoisins. La Grand Font était le
plus redouté car il y avait une championne qui nous impressionnait beaucoup, moi en particulier (Viviane Angibeau je crois me souvenir !). On attaquait les années 70, je commençais à avoir un petit niveau et en 72 j'avais été championne de la Charente chez les non-classés (Photo avec la médaille). Mais c'était l'année du bac, et je crois qu'il fallait que je passe dans la catégorie « classée » où le niveau n'était plus le même, les entrainements obligatoires, le début du travail, j'ai arrêté le jeu. J'ai toujours gardé en mémoire un déplacement à La Rochelle, avec la famille Bertranet, où pour la première fois, je voyais ce qu'était un vrai tournoi régional sans doute, ma mémoire me fait défaut, mais la salle était immense, beaucoup de tables, beaucoup de monde, j'avais été très intimidée et … j'avais perdu !